A propos d’un questionnaire de l’AWF

A tous les candidats que notre action indiffère ou dérange,

Nous savons qu’il ne manque pas de causes à défendre et que les motifs d’inquiétude sont nombreux.

Nous savons que la France n’est pas la « solution-miracle » aux problèmes actuels et à venir de la Wallonie. Les slogans sont mobilisateurs mais réduire une idée à un slogan, c’est de la poudre aux yeux, de la démagogie. Personne n’y échappe. Pas plus vous que nous.

Vous avez des idées, nous aussi. La finalité de toute idéologie est de s’imposer comme une évidence, à la fois morale et intellectuelle. On est toujours du côté de ceux qui ont raison. Il y a forcément de la subjectivité dans tout ce que nous disons, répétons, martelons. Dans tout ce que vous dites aussi. Le tout est de l’assumer et de ne pas se couper des réalités.

Nous assumons notre attachement aux valeurs démocratiques, à la culture du débat public. A l’heure où, plus que jamais, l’avenir de la Wallonie est en jeu, nous assumons aussi notre préférence pour le choix de la France.

Ce point de vue est certes partisan, mais il est fondé sur des réalités que nul ne peut ignorer. Pas plus vous que nous.

Nous sommes conscients que, pour les candidats aux prochaines élections communales, en Wallonie, la problématique communautaire est sans intérêt, les enjeux n’étant pas ceux-là. Nous reconnaissons que le questionnaire que nous avons envoyé à des milliers d’entre vous est orienté (voir ici la réponse de Pierre Castelain, candidat Ecolo à Liège, le seul, jusqu’à présent –PS, MR, CDH et Ecolo confondus-, à avoir répondu à nos 10 questions). Mais nous croyons utile d’attirer votre attention sur les premières lignes de notre texte fondateur :

« En Wallonie comme ailleurs, l’exercice de la démocratie exige un minimum de lucidité, de participation à la vie publique et, pour en mesurer les enjeux, de conscience collective.

« Il va de soi que les sentiments, les émotions même, influenceront toujours le choix politique. Mais c’est à la raison qu’il appartient de confronter les désirs, parfois contradictoires, à la réalité… » (pour la suite du texte : ici)

Nous insistons : il y a des réalités que nul ne peut ignorer. Surtout quand on veut assumer des responsabilités politiques. Il faut lire, notamment, l’analyse du professeur Gazon.

G.R.

A la réponse de Pierre Castelain, nous ajoutons la réaction de Bruno Willemart, candidat MR à Namur : ici.

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