Cela sent la rentrée. Mais cela sent aussi un peu la fin.
Sur un mode littéraire, cela donne ceci : « J’ai beau regarder. Il n’y a plus rien. La Belgique a disparu. Sans retour. A-t-elle un jour existé ? Combien de gens sur terre en connaissent l’existence ? Je ne sais où je suis. A quelle époque ? A quel endroit ? La vie est mon pays. Qu’est-il devenu ? Mon pays, c’est moi. Que suis-je sans pays ? Que vais-je devenir ? Comment combler ce vide ? A quoi sert un pays ? »
Ces lignes sont de Patrick Roegiers, cet écorché de la « belgitude », exilé volontaire en région parisienne, qui dédie son nouveau livre, « Le Bonheur des Belges », « à ceux qui partent, parce qu’il faut se sauver du naufrage ! ». « La Belgique demeure ma fantasmagorie créatrice, mais je l’ai quittée pour ne plus revenir », précise-t-il.
Ce livre a fait l’objet d’un entretien avec Patrick Rogiers, à découvrir dans le dernier numéro du Vif/L’Express (lien).
Cela sent la rentrée. Mais cela sent aussi un peu la fin.
Sur un mode politique, cela donne ceci : « Au sud du pays, les francophones attendent, impuissants, devant cette chronique d’une débâcle annoncée. Car, si Bart De Wever sort grand vainqueur, le 14 octobre, tout indiquera qu’il aura course gagnée en 2014. (…) Vu de l’autre côté de la frontière linguistique, ce scénario catastrophe se résume en une phrase : les francophones ne sont pas maîtres de leur sort. L’acter ne doit pas être source de résignation, mais bien de détermination. Celle de se préparer au pire, l’éclatement du pays. Pour cela, il faut d’abord que les présidents de parti fassent taire leurs rivalités et planchent, ensemble, sur l’avenir de la Wallonie et de Bruxelles. »
C’est ce que Véronique Lamquin écrit dans l’édito du Soir d’aujourd’hui (lien).
La Libre, quant à elle, publie une interview de Rudy Demotte qui voudrait sans doute nous rassurer sur sa détermination à redresser la Wallonie d’ici à 2022. L’impression qu’il donne est pourtant de brasser des mots pour en faire une mélasse. On ne sent pas le souffle d’un projet. Que l’on en juge par ce lien. Si projet il y a, c’est celui de travailler dans la continuité. Point.
Bien sûr, en France aussi, le pouvoir doit se montrer à la hauteur des problèmes actuels. Mais convenons que la situation de la Wallonie est particulière. Il lui faudra bientôt ne plus compter que sur elle-même, sous l’oeil pas toujours bienveillant de la Flandre.
Cela sent la rentrée. Mais cela sent aussi un peu la fin.
Vous avez un site web très grand alliancewalloniefrance.wordpress.com, Glad Je l’ai remarqué grâce à Yahoo.
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