« Décidément, les projets ferroviaires ont du mal à se réaliser du côté wallon », écrit-on dans La Libre. « Après le coup de sang d’André Antoine (CDH) au sujet du report à 2022 de la finalisation du RER, voilà que Philippe Henry (Ecolo), ministre wallon de la Mobilité, allume Infrabel au sujet de la ligne Bruxelles-Namur-Luxembourg. »
C’est qu’Infrabel a fait savoir que les travaux de modernisation de cet axe international, permettant de faire circuler les trains à 160 km/h (120 km/h actuellement), étaient reportés de 2013 à 2022. Pourquoi ?
« Une partie de l’explication du comportement étonnant d’Infrabel réside dans la clef historique 60-40 de répartition des budgets entre le nord et le sud du pays », répond Philippe Henry. « Puisqu’il n’y a pas de projet similaire en Flandre, Infrabel ralentit les projets wallons de peur qu’on dépense trop pour la Wallonie par rapport à la Flandre. »
Certes, Infrabel est dirigé par un proche du PS, mais cela n’y change rien. Le rapport de force n’est pas favorable à la Wallonie.
Lire ici l’article complet de La Libre.
Sur les questions d’infrastructure, en particulier du rail, le point de vue du sénateur François Bellot (MR) est toujours intéressant. Bourgmestre de Rochefort, cet ingénieur civil, par ailleurs diplômé de la prestigieuse ENA, la haute école française d’administration, est de ceux qui ont dénoncé le poids excessif de la Flandre au sein de la SNCB (lien).
Il me semblait que, pour éviter ce genre de problème, les budgets avaient été votés au lancement du projet RER ! A cette époque, il avait été tenu compte de la répartition 60/40… Nos brillants politiciens ont la mémoire courte.
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