Il avait l’assurance d’un oracle. Il annonçait « pourquoi la Belgique n’éclatera pas ». Il affirmait que la Belgique s’accommoderait d’un tas de nouvelles réformes concédées à une Flandre encore insatisfaite mais pas franchement indépendantiste. En dévoilant l’avenir, dans La Libre du 30 juin,Vincent Laborderie, chercheur en sciences politiques à l’UCL, ne faisait pas seulement parler sa science. Il exprimait son point de vue et, vérification faite, ce point de vue est celui d’un responsable de B plus. Pour la clarté du débat, autant le savoir.
Après la réaction de Jules Gheude, Vincent Laborderie a éprouvé le besoin de nuancer ses propos dans un nouvel article de La Libre à lire ici. Toujours pas de référence à B plus, mais une précision quand même : Vincent Laborderie est de nationalité française.
B plus, mouvement citoyen soutenu par des gens très haut placés, a-t-il besoin de se cacher pour influencer l’opinion dans le sens qui lui convient ?
Quoi qu’il en soit, son message, en faveur d’une « refondation » de la Belgique, a de plus en plus de mal à convaincre.
La Belgique existera-t-elle encore dans cinq ans ?
« Qui vivra, verra », s’est contenté d’écrire Francis Van de Woestyne, l’éditorialiste de La Libre, après avoir opposé les hypothèses « optimiste » et « réaliste ». Par les temps qui courent, la tendance est à la prudence et au scepticisme. Béatrice Delvaux, dans Le Soir, semble avoir cessé d’y croire, elle aussi : lire ici son dernier édito.