Mais qu’allons-nous faire dans cette galère ?

La Flandre a bien le droit de regretter la révolution belge et de vouloir se rapprocher des Pays-Bas. A l’entendre, en 1830, elle avait perdu toute conscience d’elle-même, elle s’est laissé faire. Il lui a fallu du temps pour se reconstruire, avec une identité forte et une économie performante. Au tour des Wallons de ne plus exister.

La N-VA plaide pour une armée belgo-hollandaise et le ministre belge de la défense, le CD&V De Crem, pousserait dans ce sens. L’armée, le drapeau, ce n’est pas anodin. Pas plus que le football, d’ailleurs, compte tenu de son pouvoir structurant : en créant un championnat commun à la Belgique et aux Pays-Bas, on ferait un pas vers un confédéralisme belgo-hollandais.  Mais qu’allons-nous faire dans cette galère, nous, face à 22 millions de néerlandophones sûrs d’eux-mêmes et bien décidés à gérer les choses à leur avantage ?

Voici l’article du journal La Meuse où apparaît cette information (5 juin 2012) :

Une réflexion sur « Mais qu’allons-nous faire dans cette galère ? »

  1. De Fred (frederic.baeyens@gmail.com ). Envoyé le 6 juin 2012 à 10h 57
    Je comprends de moins en moins la passivité des wallons et francophones. Il est plus que temps qu’ils se réveillent !!

    De Coche (p.coche@base.be). Envoyé le 6 juin 2012 à 3h 49
    Le réveil des Francophones ne me préoccupe pas mais bien celui des Wallons, surtout avec un Di Rupo, aux racines wallonnes bien courtes, effrayé à l’idée de devoir troquer, un jour, sa fraîche citoyenneté belge contre la française.
    En 1830, les fransquillons de Gand, Bruxelles et Anvers détournèrent une révolte populaire à caractère social à leurs avantages égoïstes. Ils embarquèrent dans l’aventure des révoltés wallons qui montaient au combat dans l’unique but de chasser le Hollandais. Ces « braves » Wallons se laissèrent duper et gruger jusqu’à ce jour mais, ce faisant, ils permirent aussi, de 1830 à 1930, la brimade de millions de locuteurs thiois.
    Il donc compréhensible que la Flandre d’aujourd’hui ait bien le droit de regretter la révolution belge et de vouloir se rapprocher des Pays-Bas, comme son peuple l’espéra, au dix-neuvième siècle, au lieu de se retrouver enchainé à ces Wallons partisans de la France.
    Il faut se rappeler qu’au vingtième siècle le plus zélé des artisans de BENELUX fut le fransquillon bruxellois, Paul-Henri Spaak, qui n’appréciait ni les Wallons ni la France.
    Si, aujourd’hui, la N-VA plaide, dans une optique bénéluxienne, pour une armée belgo-hollandaise et soutient en ce sens le ministre belge de la défense, le CD&V De Crem, il s’agirait effectivement d’un pas vers un confédéralisme belgo-hollandais. C’est loin d’être anodin.
    Maintenant, dans le régime étrange de « séparation de corps et de biens » sous lequel nous vivons en Belgique, les Flamands souhaitent sans doute entreposer chez eux le matériel militaire intéressant avant l’acte de divorce. Logique, si les régiments wallons passent sous bannière française, leur matériel actuel ne leur servira pas puisque la France utilise son propre armement (à quelques exceptions près).
    Mais, de toute façon, qu’irions-nous faire dans cette galère face à 22 millions de néerlandophones sûrs d’eux-mêmes et bien décidés à gérer les choses à leur avantage ? Rien, excepté un retour dans un passé abhorré.
    Il faut, malheureusement, déplorer un fait récurrent chez les politiques wallons : au seizième siècle l’Union d’Arras joua la carte espagnole pour conserver des privilèges ; au dix-septième, une Ligue wallonne, proche de Richelieu, joua la carte française ; en 1905, au Congrès wallon, les congressistes se posèrent la question existentielle de savoir si la Wallonie était française, belge ou simplement wallonne ?
    Cette hésitation maladive des politiques wallons à ne pouvoir se déterminer permit à Jean-Luc Dehaene ( Le Soir du 2 et 3 juin 2012) de déclarer : « Wallons, émancipez-vous !».
    Les Wallons sont d’incompréhensibles gaulois qui se laissent imposer les événements. S’ils sont bien les inventeurs de la séparation administrative, ils refusent que d’autres la mettent en œuvre, que ce soient les Allemands en 1917 ou les Flamands au vingtième siècle ?
    Mais rien ne semble perdu, puisque Olivier Maingain (FDF) affirme ce jour à la RTBF que « Cette réforme de l’Etat est en train de tuer le fédéralisme en Belgique » et que « le Parlement flamand, va voter un décret qui va sans doute caviarder tout ce qui se fait au fédéral ».
    Nos politiques wallons ont en fait peur de leur ombre et dans le but de ne pas perdre la face ou des « privilèges » dans un divorce franc et définitif ils jouent un poker menteur dangereux et très couteux pour leur population.
    Cela dit, si les Flamands veulent « emballer » les chars, les avions et les canons à leur profit, pourquoi les Wallons ne rapatrieraient-ils pas à Charleroi ou à Ottignies toutes les institutions universitaires installées à Bruxelles ? Il ne faut pas perdre de vue que, depuis plus d’un siècle, la bourgeoisie intellectuelle qui manqua au Hainaut s’installa à Bruxelles après étude à l’ULB.
    La Flandre devrait en vouloir au fransquillon Théodore Verhaeghen d’ avoir facilité la francisation de Bruxelles et du Brabant.

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