Consultez régulièrement le site du GEWIF. Jules Gheude y poursuit son travail d’analyste. L’article qui suit, publié par le quotidien Vers l’Avenir (lien), est inspiré de ses réflexions.
La France pourrait être aussi forte que l’Allemagne si elle intégrait la Wallonie… C’est l’analyse de Jules Gheude, coordinateur du Gewif. Selon lui, le prochain président français sera confronté à la dislocation de la Belgique.
RTL-TVI et Le Soir sortaient, ce lundi, leur baromètre politique. Grand vainqueur : la N-VA de Bart De Wever avec quelque 38 % d’intentions de vote, ce qui représente une hausse de 10 % par rapport aux élections de juin 2010.
Ce tsunami ne laisse pas indifférent Jules Gheude, coordinateur du Groupe d’études pour la Wallonie intégrée à la France. Selon lui, il ne faut pas être politologue avisé pour en tirer conclusion.
« La N-VA est aujourd’hui aussi forte que les trois partis flamands de la majorité fédérale réunis, explique Jules Gheude. Et avec un réservoir de voix estimé à 50,8 %, Bart De Wever est, plus que jamais, l’homme fort de la Flandre, en passe de réussir son pari. » Celui, pointe Jules Gheude, de permettre l’envol d’un Etat-nation flamand à très court terme. Conséquence : « Le prochain président français peut donc s’attendre à être confronté à la dislocation du Royaume de Belgique. »
Pour le coordinateur, la Wallonie sera pourtant très loin d’avoir opéré son redressement économique. Seule solution… « Comme l’ont démontré les analyses du GEWIF, seule une intégration à la France avec, dans un premier temps, un statut particulier – que permet la constitution française – peut garantir un avenir stable à la population wallonne. Le général de Gaulle en était d’ailleurs intimement convaincu. »
L’intérêt qu’en retirerait la France ? Evident selon Jules Gheude : « En accroissant, de manière tout à fait pacifique, son territoire et sa population, elle réduirait sensiblement son différentiel avec l’Allemagne. »
Qui plus est, la Wallonie dispose d’une position géographique stratégique, avec des infrastructures de communication efficaces, note encore le coordinateur. Qui pousse le parlement wallon à engager au plus vite un débat sur la question.