L’aventure c’est l’aventure, Elio

Très sollicité, Elio Di Rupo était hier l’invité d’Internationales sur TV5Monde/RFI. Il ne fallait pas s’attendre à des déclarations fracassantes, eu égard à la fonction de Premier ministre endossée par le Montois. Difficile, toutefois, de ne pas l’interroger sur l’avenir de la Belgique.

Xavier Lambrechts, de TV5Monde : On a quand même l’impression que les Flamands se vivent comme un peuple, se vivent comme une nation et donc, peut-être un jour, se vivent comme un Etat… N’est-ce pas inéluctable que la Flandre devienne indépendante ?

Elio Di Rupo : Non, et ne dites pas les Flamands. Il y a un certain nombre de néerlandophones, en effet, qui ont une forme de radicalité, qui ont une volonté de plus grande autonomie, voire l’indépendance, mais il y a aussi une Flandre solidaire, généreuse…

Jean-Pierre Stroobants, du Monde : Quand on vit en Belgique, on s’en rend bien compte, l’opinion francophone est inquiète… Elle se pose des questions sur l’étape d’après. Vous faites le pari que le succès de votre gouvernement pourra contenir cette montée de l’ultranationalisme flamand… Et si ça ne marche pas ?

Elio Di Rupo : Vous n’allez pas demander à un Premier ministre qui entre en charge, dont la responsabilité est de faire réussir des réformes, qu’il envisage que ces réformes ne réussissent pas. Ces réformes doivent réussir et je mettrai toute mon énergie et toutes nos capacités politiques pour faire en sorte que ça réussisse. Les circonstances de demain, personne ne les connaît mais une chose est certaine, c’est que si on ne réalise pas les réformes telles qu’elles sont là, singulièrement les réformes institutionnelles, eh bien nous allons vers l’aventure…

Elio Di Rupo bientôt à l’affiche de L’aventure c’est l’aventure ?

Di Rupo sur TV5Monde : ici .

Johnny Hallyday chante L’aventure c’est l’aventure : ici.

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