L’accord sur la réforme de l’Etat doit encore être coulé en textes de loi, lesquels devront suivre un long et périlleux parcours parlementaire. Cet accord est loin de satisfaire la Flandre car, comme n’ont pas manqué de le signaler plusieurs éditorialistes, il ne représente nullement cette réforme copernicienne en faveur de laquelle l’électorat du Nord s’est massivement prononcé en 2010. Par ailleurs, la dégradation, par Standard & Poor’s, de la note de la Région flamande ne fera que conforter celle-ci dans sa volonté de se dégager d’une Belgique qui l’handicape fortement dans son développement. En effet, l’agence de notation reconnaît que la Flandre fait mieux que l’autorité fédérale et qu’une autonomie financière lui procurerait une solvabilité plus importante.
La proximité des élections communales ne facilitera pas les choses et les éditorialistes flamands prévoient d’ores et déjà de nouvelles contestations concernant la nomination de bourgmestres francophones dans la périphérie flamande de Bruxelles.
S’ajoute à cela le fait que l’accord budgétaire est d’emblée torpillé par le monde syndical. Avec Ecolo qui menace de faire marche arrière au sujet de la nouvelle loi de financement.
D’autre part, la diffusion, par la RTBF, du reportage consacré au prince Laurent a de quoi interpeller. Il nous montre, en effet, une image bien peu flatteuse de la famille royale.
Pour ce qui est de la Région wallonne, sa situation socio-économique et budgétaire reste alarmante. Si elle était livrée aujourd’hui à son propre sort, elle connaîtrait un contexte comparable à celui de la Grèce.
Son PIB est inférieur à celui de l’ensemble des régions de France. Les carences en matière de « bonne gouvernance » sont criantes.
Je reste plus que jamais déterminé dans l’action que j’ai engagée en vue de préparer l’intégration de la Wallonie dans la République française, seule manière de garantir à la population wallonne un avenir sûr et de qualité. Je m’expliquerai à ce sujet lors de la conférence-débat «La Belgique demain… ? », qui est organisée par l’Alliance Wallonie-France, le 8 décembre prochain, à l’hôtel Leonardo de Charleroi.
Jules Gheude
Coordinateur du GEWIF (Groupe d’Etudes pour l’Intégration de la Wallonie à la France)