Que serais-je sans toi…?

« On va finir par leur dire merci si ça continue ! »

Ainsi commençait l’éditorial de Béatrice Delvaux, l’autre jour.  Explication : « Si la Wallonie a bougé ces dernières années, se modernisant, abordant ses tabous et croyant in fine en elle, c’est souvent sous les coups de boutoir des Flamands et la peur qu’ils inspiraient. C’est le couteau flamand sur la gorge que les Wallons ont régulièrement pris certaines décisions qu’ils auraient dû spontanément adopter. »

Donc : merci au couteau sur la gorge. Si celui-ci pouvait réellement susciter une réaction de fierté chez les Wallons, ne serait-ce que leur faire envisager, peut-être espérer, la fin de la Belgique, on serait presque d’accord avec Béatrice Delvaux. Mais ce que veut l’éditorialiste en chef du journal Le Soir, c’est au contraire enfermer la Wallonie dans une relation déséquilibrée avec la Flandre, dont les agressions sont légitimées par la mollesse de l’agressé.

Béatrice Delvaux renouvelle ses sophismes au gré des circonstances et de ses humeurs mais c’est toujours pour nous conduire à la même conclusion : l’important, c’est de rester belge.

Cet édito est à lire ici .

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