« Le Soir » vs « De Standaard »

Le 23 juillet, Béatrice Delvaux, éditorialiste du « Soir » laisse éclater sa joie : la Belgique est encore sauvée …! « Il faut même respirer profondément et savourer. Mélange de soulagement et d’intense satisfaction… On peut être raisonnablement optimiste sur le fond. Les points de vue se sont fortement rapprochés sur l’ensemble des sujets. Des concessions réelles ont été faites, notamment par les francophones. Il faut saluer le sens des responsabilités de Wouter Beke et du CD&V. Que ce parti se soit affranchi de la tutelle de la N-VA inspire un profond contentement.  Les éditorialistes flamands ont eux aussi choisi la raison contre la propagande … »

Le même jour, l’éditorialiste, Bart Sturtewagen, du quotidien « De Standaard » écrit : « Pas d’euphorie, pas de désespoir. Un coureur n’a gagné le Tour de France qu’une fois la ligne franchie à Paris, puisqu’il peut encore glisser sur les pavés mouillés des Champs-Elysées. C’est dans cette situation que se trouve Wouter Beke. Pour l’instant, il n’a guère de raisons de céder à l’euphorie. L’espoir, exprimé par le roi à la fin de son allocution du 21 juillet de voir un rapprochement entre tous les citoyens est futile. Une Belgique de cette nature ne verra pas le jour. Tout au plus le mariage de raison peut-il être poursuivi. Ce n’est déjà pas mal (…) Une méfiance qui s’est constituée pendant des générations ne disparaît pas comme par magie. Maintenant que, bon gré mal gré, la N-VA a placé Wouter Beke aux commandes, elle est devenue la mauvaise conscience du CD&V. Du point de vue de la technique des négociations, c’est une bonne chose. Cela maintient la pression sur la marmite. » *

A vous de juger…!!!

* la traduction en fançais de l’article du « Standaard » a été réalisée par notre ami Jean-Paul Roos.

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