Elle a raison, Béatrice Delvaux. Plus rien ne sera comme avant. Hier, dans un éditorial accusateur pour l’enseignement francophone, elle exhortait les Wallons et les Bruxellois à devenir tous trilingues F–NL–EN pour se mettre « en ordre de marche du défi belge et de la globalisation ».
Fameux défi.
Un impératif : se détacher mentalement de la France : car, si nous parlons mal les langues étrangères, « c’est aussi la faute… à un environnement dominé par la France, cancre européen du genre » (en caractères gras dans le texte).
Inutile de se demander si, réellement, les Français sont plus ou moins unilingues que les Espagnols, les Italiens, les Allemands et surtout… les Anglais. A nouveau, l’essentiel n’est pas là. Pour que la Belgique survive, il faut se détacher de la France. Encore, encore et encore. Apparemment, les Wallons et les Bruxellois, « pleurant sur la Belgique qui se perd », ne sont pas encore assez belges aux yeux de Béatrice Delvaux.
Comprenons qu’ils ne sont pas encore assez flamands pour garantir un avenir (flamand) à ce pays. En attendant, l’Etat belge, avec tout ce qui s’y rattache, est de plus en plus sous le contrôle de la Flandre, ainsi que le rappelle le même journal dans son édition d’aujourd’hui.
Administration trop flamande : c’est ici.
Béatrice Delvaux : son édito du 27 juillet.
