Hommage à Madame Danielle Mitterand.

 Notre ami Serge Havet nous envoie ce qui suit :

 Hommage à Madame Danielle Mitterand.

  «  Les gens ont peur. Ceux qui agissent contre la peur sont considérés comme révolutionnaires. La vie est suffisamment forte que pour combattre la peur ! »

                                            Danielle Mitterand.

Une véritable dame de gauche, de combat et de conviction, pour laquelle les valeurs humaines et fraternelles n’étaient pas de vains mots.

Sa fondation « France Libertés » en est une preuve irréfutable.

Merci Madame.

Le beaujolais nouveau est arrivé

A défaut d’un budget, d’un gouvernement…, LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVE…!

Cela fait 60 ans que se fête l’arrivée de ce vin très jeune le troisième jeudi du mois de novembre.

L’occasion est belle de le déguster entre amis en Wallonie, à Bruxelles, en France où en d’autres lieux.

Fêtez donc le Beaujolais Nouveau. Ce vin gouleyant n’est pas un grand cru, mais il ne mérite pas la triste réputation que certains ont voulu lui donner.

Renseignez-vous auprès de cavistes avertis et consommez-le avec modération, mais en toute convivialité.

A votre santé !

Paul Durieux

Ce que pense « Knack » de Di Rupo… Ambiance !

A lire sur le site du Vif/l’Express :

« Elio Di Rupo est incompétent ! »

Pourquoi la construction du budget prend-elle autant de temps ? «Parce que le formateur est incompétent !», assène Rik Van Cauwelaert. Etat des lieux des négociations avec le directeur du magazine Knack… qui taille au passage un costume au vitriol à Di Rupo.

Le budget d’Elio Di Rupo sera-t-il bouclé avant l’échéance dictée par l’Europe ?

Celui qui promet un budget capable de trouver 11,3 milliards d’euros pour réduire à 2,8 % le déficit n’est qu’un farceur. Une intervention d’une telle ampleur ne peut être réalisée que par une coalition composée de partis qui se font une confiance aveugle. Et l’on ne peut pas dire que la confiance règne autour de la table des négociations… Il y a fort à parier que, pour faire passer ces nouvelles taxes qui restent en travers de la gorge de ses partenaires de négociations, le formateur sortira de nouveau de son chapeau l’un de ces moments dramatiques dont il a le secret.

Pourquoi la construction du budget prend-elle autant de temps ?

Parce que le formateur est incompétent ! Personne n’ose le dire à haute voix. Pourtant, tous les négociateurs s’accordent sur ce constat. Même au sein du PS, le doute commence à poindre. Pour l’instant, ce manque de compétence est encore masqué par l’excellent travail du centre d’études du PS, qui fournit quotidiennement au formateur de nouvelles cartouches sur la marche à suivre.

Jusqu’à présent, Elio Di Rupo a pu conclure des accords en faisant payer la note aux autres partis. La scission de BHV a été réglée au comptant par le MR, qui a vu son parti amputé du FDF. La nouvelle règle de financement a été payée par les partis flamands. A présent qu’il doit lui-même sortir du bois pour lancer une grande réforme économique et sociale, Elio Di Rupo est toutefois tétanisé par l’angoisse et se cramponne aux positions du PS.

Quand aura-t-on un gouvernement ?

Voici peu, les rumeurs venant de la table de négociations me soufflaient qu’il y aurait un gouvernement pour Noël. A ceci près que, si c’est effectivement le cas, ce n’est plus vraiment la peine de mettre un nouveau gouvernement sur les rails. Ce dernier, en effet, prendra son envol dans une ambiance préélectorale : les élections communales auront lieu en octobre 2012. Des élections qui ne précèdent que de peu les élections fédérales de 2014. Et l’on aura besoin d’un Premier ministre un peu plus solide qu’un Di Rupo qui agit à la manière d’un David Copperfield.

Le lien vers le site du Vif/l’Express : ici.

Le lien vers le site de Knack : ici.

A rire ou à pleurer

Nous voulons parler du ton employé par le journaliste du Soir pour évoquer le match de football (amical) qui opposera demain la France à la Belgique. On ne lui en veut pas de souhaiter une victoire des Diables rouges, évidemment, mais la suite est pour le moins interpellante :

On voit déjà la Une de l’Equipe, mercredi matin : «La mauvaise blague belge». Ne nous voilons pas la face : pour les Français, même s’ils constatent progressivement que nos meilleurs talents parviennent à s’imposer dans de grands clubs (Kompany, Van Buyten, Vermaelen, Dembélé, Courtois, Vertonghen…) ou à carrément devenir le roi chez eux (Hazard, champion, vainqueur de la Coupe et sacré meilleur joueur de Ligue 1), nous ne sommes que de petits comiques sans gouvernement, sans équipe, avec un accent – souvent mal imité – qui prête à rire, une fois ! Une bonne petite leçon ne leur ferait donc pas de mal. Eden Hazard, pour qui le match sera plus particulier encore, l’a rappelé dimanche : « Du fait de ma présence en France depuis sept ans, je me sens Belge à 99 %, Français à 1 % mais l’idée d’une naturalisation ne m’a jamais effleuré l’esprit ». Pour… une fois, montrons-leur notre talent, notre fierté, bousculons la hiérarchie établie afin que nos voisins d’outre-Quiévrain ne nous regardent plus de haut. Ou en tout cas d’aussi haut !

Ce n’est pas de football qu’il est ici question, mais de fierté nationale. Le ressentiment est le ferment du nationalisme, a écrit Marc Angenot, grand intellectuel d’origine bruxelloise. A force de voir des nationalistes partout, les derniers Belges auraient-ils perdu le sens de la dérision qui, paraît-il, leur va si bien ?

Pour l’article du Soir : ici.

C’est marrant, sur le même sujet, le journal L’Equipe titre « Les meilleurs ennemis », mais c’est pour évoquer les rapports difficiles entre Leekens (le sélectionneur belge) et Eden Hazard. Pour l’article de l’Equipe : ici.

Petit bilan

Il est des moments dans la vie où il est bon de marquer un temps de pause, de se remettre
en question  ou encore d’ouvrir une parenthèse. Jetons un coup d’œil dans le rétroviseur de l’ A.W.F.

Notre mouvement a véritablement pris son envol  fin avril 2011.

Quels étaient nos objectifs et quel chemin avons-nous parcouru depuis ?

Notre premier objectif était de créer un maillon qui tende à tisser des liens avec ce qui est épars.  Vaste programme que ce seul point. Il est primordial de garder avant tout une saine humilité quant au chemin parcouru et une détermination sans faille pour celui  qu’ il reste à parcourir.

Si  nous regardons sur notre site le groupe de parrainage qui soutient notre mouvement, qui pourrait affirmer que nous n’avons pas progressé ?

Certes, nous n’y rencontrons pas encore de noms d’élus, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient absents chez nous, mais nous imaginons bien que les tout-puissants présidents de partis auraient vite fait de crosser  celles et ceux qui oseraient affirmer publiquement leur option profonde.

Cependant, nous avons lu avec un immense plaisir le message de M. Pierre Hazette, ancien ministre. Je veux croire que le courage de Monsieur Hazette sera bientôt suivi par d’autres.

Notre deuxième objectif énonçait qu’il nous appartenait d’ouvrir le débat, de mettre sur pied des conférences seul ou avec d’autres. Nous affirmions qu’il était primordial de se
servir de l’outil informatique
aujourd’hui incontournable.

Notre site a démarré fin avril et n’a cessé d’améliorer son audience. Nous venons de fêter
la 10000ème visite en ce début du mois de novembre.

Nous avons  créé tout récemment une page « facebook » qui a connu quelques problèmes techniques. A ce jour, elle semble avoir véritablement démarré. Voir certains
noms affirmer qu’ils aiment notre page me remplit d’aise.

Nous sommes en train de mettre sur pied notre première conférence-débat. Nous vous en parlerons bientôt ici.

Notre troisième objectif était de nous adresser à nos amis français, élus ou simples citoyens et aux Wallonnes et Wallons qui ont décidé d’aller vivre en France. Ce chantier est à peine commencé même si plusieurs de nos membres ont eu l’occasion d’aller s’exprimer auprès d’auditoires français.

Quatrième objectif : se donner les moyens financiers nécessaires à satisfaire notre seule ambition, celle de continuer à bâtir avec la force de nos idées et les talents de chacun.  Jusqu’à présent, nous vivons exclusivement  grâce aux cotisations de nos membres dont le nombre gonfle de semaine en semaine. Je tiens ici à les remercier pour leur générosité. Le moment venu, selon nos besoins, nous nous adresserons à des mécènes.

Cinquième objectif : devenir un mouvement populaire qui rassemble le plus grand nombre de Wallons en puissance de peser sur l’avenir de la société wallonne.
Nous avons franchi une première étape, mais nous savons que beaucoup de nos contacts doivent encore  franchir le cap de l’adhésion ou tout simplement penser à verser le montant de leur cotisation.
Que chacune et chacun sache que tout nouveau membre est pour nous un
encouragement à décupler nos efforts.

Un ancien ministre nous écrit

Monsieur Hazette a été ministre de l’enseignement secondaire à la Communauté française de 1999 à 2004. Nous le remercions pour ses messages. Il est rassurant de constater que des personnalités politiques ne s’enferment pas dans la croyance en une Belgique éternelle. Sous la chape de plomb imposée par les présidences de parti, la réflexion n’est pas encore étouffée. Ni le souci de l’avenir.

Voici le point de vue de Pierre Hazette :

« J’apprécie que le ton de l’AWF traite la question de notre avenir avec modération. La crise institutionnelle débouche sur des accords que le parti majoritaire de Flandre va s’employer à dénigrer pendant les derniers mois de cette législature. La crise économique et sociale va susciter un mécontentement citoyen inévitable. La N-VA le récupérera au nord du pays. Les prochaines élections législatives risquent de confronter les Wallons à un problème existentiel. Mon avis est que le gouvernement de la fédération Wallonie-Bruxelles doit proposer, dès à présent, des accords de coopération sur la plupart de ses compétences au seul partenaire naturel qui nous permet d’envisager des économies d’échelle. Une alliance étroite avec la République française s’impose à nous, quel que soit notre attachement à une Belgique que d’aucuns continueront à saboter, jusqu’à la faire disparaître. »

Et dans un autre message :

« Ce n’est pas dans une Belgique sans la Flandre, ni dans une Fédération Wallonie-Bruxelles débarrassée de la tutelle fédérale qu’il faut chercher un avenir pour les francophones ou les Wallons. Nos regards convergent vers la France.
« Nous devons cependant nous garder de tout lyrisme incantatoire ou encore d’une agressivité verbale, inopportune en la circonstance.

« L’autonomie que réclame Jean-Claude Marcourt existe dans les compétences dévolues aux entités fédérées.
« Je propose qu’on en fasse un usage massif dans des accords de coopération avec la France.
« Des synergies de fait doivent être organisées institutionnellement, dans l’enseignement supérieur, par exemple.
« Mais c’est vrai aussi dans la coopération internationale.
« Philippe Suinen vient de révéler que nous pourrions nous appuyer, avec plus de profit, sur un autre partenaire que la Flandre, en ce qui concerne le commerce extérieur.
« Dans l’enseignement secondaire, nous pourrions relever le défi de proposer les épreuves du bac à nos grands adolescents.
« Dans l’audiovisuel, une collaboration avec France Télévision enrichirait nos programmes en soulageant notre trésorerie.
« Dans les matières proprement régionales: agriculture, aménagement du territoire, environnement, économie régionale…, j’aperçois maintes occasions de mieux faire et à moindres coûts ce que nous allons nous époumoner à faire seuls.
« La promotion des accords de coopération montrerait progressivement aux Wallons et aux francophones que la France est accueillante et respecte nos particularismes.

« On a trop souvent brûlé les étapes. Nous avons besoin d’une approche plus diplomatique, plus calculée, plus prudente qu’elle ne l’a été depuis que la séparation apparaît inévitable. Certains, à Liège en particulier, l’ont compris avant bien d’autres. Grâces leur soient rendues.
« Il s’agit seulement aujourd’hui de forger un large consensus. »

La Belgique à l’épreuve de la rigueur

Voici quelques propos personnels simplistes. Je dirais même simplissimes.

Ainsi donc, les comptes seraient faits. Enfin, momentanément…

La Belgique passe d’une économie à faire de 3 milliards d’€ à 11 milliards (le 11/11/11, c’est normal, finalement…).

Je comparerai à la France -cela ne vous étonnera pas – qui en est, elle, à 7 milliards.

Rapides calculs :

Belgique : 11 milliards divisés par 11 millions d’habitants = 1 000 € par tête de pipe (aussi bien les centenaires que les bébés).

France : 7 milliards divisés par 60 millions d’habitants = 116 € par tête de pipe.

Par rapport au Français, le Belge est donc 8,6 fois plus sucré !

Mais attention ! Bien qu’il ne s’agisse que d’une supputation tout à fait gratuite de ma part, je vous fiche mon billet que les Wallons devront assumer 60% de ces 11 milliards, soit plus ou moins les 7 milliards de la France.

Le problème, c’est que nous ne sommes que 4 millions de cochons payeurs, ce qui nous donne 1 750 € par habitant ! En d’autres termes, le Wallon devrait cracher 15 fois plus au bassinet que le Français moyen… !!! Une situation à la grecque, quoi !

Alors, que ceux qui croient encore en l’avenir de la Belgique lèvent le doigt… !!!

Francis Monzée

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde